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 Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]

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MessageSujet: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Dim 12 Juin 2011 - 15:43

"Cui-cui"


Voilà ce qu'elle entendait depuis ce matin. Et voilà précisément ce qu'elle ne supportait plus.

C'était le tout début de l'été. La nature reprenait le dessus malgré la canicule qui s'annonçait en cette saison. En effet, l'aridité guettait la moindre parcelle de verdure naissante. Mère Nature peinait à reprendre ses titres de noblesse, fatiguée d'avoir à lutter contre les remparts dressés par l'Homme. Cependant, les bêtes, elles, n'avait eu aucun mal à revenir sur leur territoire. Et tout particulièrement les oiseaux. Ils étaient revenus bien en avance cette année, à cause de la chaleur qui avançait sur tout le pays. Ainsi, les voilà envahissant le moindre arbre, la moindre branche. Les nids foisonnaient, les oisillons piaillaient depuis leur repaire et leurs parents enchaînaient les allers-retours en quête de quelques nourritures pour leurs petits.

Et oui. Car, après le printemps, saison des amours où tous ces volatiles s'en vont gaiement à la recherche de partenaire, vient le moment de s'occuper de sa progéniture. Moins drôle ? Ce n'est pas à moi d'en juger, et là n'est pas le sujet. Ce qui importe réellement c'est que, évidemment, tout ce remue-ménage n'est pas silencieux. En effet, ce phénomène se traduit par nombre de cris stridents, de chants en tous sens et de pépiements intempestifs.

Alors, au début, c'est tout à fait charmant, je vous l'accorde. On laisse nos oreilles collecter ces sons avec un certain sourire. Cela met même de bonne humeur le matin, en ouvrant ses volets. Et puis, on peut profiter du spectacle, tous ces couples qui voltigent autour de vous. Cette ambiance peut même en bercer certains d'entre nous, qui se laisse attendrir par ces duo abondant le ciel. Puis, toujours ces douces chansons lancées en l'air qui nous rappelle que les animaux communiquent à leur façon. Mais...

Y a un moment où, bon, ça suffit. Quand vous entendez sans cesse ces bruits perçants, cela en devient vraiment agaçant. Le matin, en vous réveillant ; en cours, puisque la fenêtre reste ouverte à cause de la chaleur étouffante qui règne en maître ; au déjeuner, alors que vous aviez prévu de pique-niquer tranquillement dehors, dans l'herbe ; et le soir, en tentant de s'endormir malgré tout. Là, c'est trop.

De plus, bien que beaucoup soient grisés par ces chants -certes, ravissants-, quand on passe le plus clair de son temps seule, cela modifie quelque peu le point de vue sur le sujet. Tous ces amants, heureux et voletant dans le vent, cela a de quoi faire rager une personne solitaire. C'est tout à fait compréhensible, non ? Voilà donc pourquoi, oui, la jeune Emily en avait plus qu'assez de ces Cui-cui incessants.

A chaque fois que l’anglaise levait la tête, elle apercevait malgré elle ces ménages agités de toutes parts. Et cela avait été ainsi durant toute la journée. Même une fois dans sa chambre, les volets et les fenêtres fermés, elle les entendait encore. Pendant de longues heures, la demoiselle s'était tournée et retournée inlassablement dans son lit, s'empêtrant dans ses draps. Elle était épuisée. Mais rien à faire. Morphée la regardait de loin, refusant de lui ouvrir ses bras.

Lançant un regard désespéré vers son réveil, la petite punk aperçut l’heure, en chiffres rougeoyant : 02h18. Alors, lasse de se fatiguer à quêter le sommeil en vain, elle se releva et fouilla son armoire à tâtons dans le noir, craignant de réveiller ses colocataires si elle allumait la lumière. Elle enfila négligemment le premier tee-shirt qui lui passa sous la main, puis un short et une vieille paire de basket. Elle sortit ensuite discrètement des dortoirs, referment soigneusement la porte derrière elle. Accélérant le pas de peur qu’on la surprenne, elle s’extirpa avec empressement du pensionnat et prit un chemin qui s’enfonçait dans la forêt, recherchant désespérément du calme bien sûr mais également quelques oxygènes pour fuir l'écrasante tiédeur ambiante.


La demoiselle ignorait dorénavant totalement où elle se trouvait, il fallait avouer que son sens de l’orientation était décidemment et quasiment nul. Tant pis pour elle. Tant pis ? Tant mieux plutôt. Elle ne voulait ni savoir où elle était, ni ou elle allait. Le hasard l’avait jusque ici toujours bien guidé, il était le seul qui méritait le surnom de Bonne Etoile. C’est donc sans la moindre crainte qu’elle se perdit dans cette immense forêt qui, elle, dormait profondément. …Ou peut-être pas.

Malgré son allure paisible, la forêt recelait de présages inquiétants. De longs hululements lugubres ornaient le fond du tableau, tandis que des bruissements proches indiquaient la présence de bêtes grouillants le sol. Des yeux s’allumaient dans l’obscurité et fixaient, hagards, notre pauvre Emily. Cette dernière n’était pas réellement habituée à ce genre de décor. Elle, elle connaissait la ville, ses grattes ciels et ses HLM. Mais, ceci… Cela ne lui laissait qu’un goût de peur sous la langue.

Soudain, la jeune femme sentit un contact rêche contre sa jambe. Terrifiée, elle voulut pousser un cri pour libérer la terreur emmagasinée dans ses poumons qui s’ancrait de plus ne plus profond chez elle, mais impossible. Sa voix se cramponnait à ses côtes, refusant de sortir. Aucun son. Ne jetant pas même un regard à la chose, ayant bien trop peur de ce qu’elle pourrait y voir, elle se mit à courir à l’aveuglette. Les arbres lui paraissaient désormais menaçants. Ils se mettaient en travers de son chemin, l’obligeant à dévier sa trajectoire de façon totalement aléatoire. Dans le noir complet, ses jambes s’étaient lancées dans une course folle. Et son corps, n’ayant pas été prévenu de l’effort à fournir, en payait cher le prix.

Ce n’est que lorsqu’elle parvint à une large clairière qu’elle s’autorisa à s’effondrer à terre, essoufflée. En tentant de récupérer son souffle, elle jeta un œil à ses jambes. Il n’y avait là que de longues estafilades de sang, dues sans doute aux trop nombreuses ronces qu’elle s’était prise durant son sprint imprévu. La jeune anglaise poussa un soupir de soulagement. Le souffle toujours court, elle se releva lentement et lança un regard circulaire autour d’elle.

Ce n’était pas qu’une simple clairière, il y avait en effet en son centre un lac assez impressionnant de par sa taille. Au-dessus d’elle, il n’y avait qu’un immense ciel d’encre, moucheté de tâches étincelantes et, bien sûr, une petite lune ronde d’un blond pâle et lumineux. L’Etrangère s’approcha du lac, intriguée. Elle ignorait jusque là qu’il y avait un tel lac dans le coin. Et quel lac… Outre sa superficie incroyable, il était d’une transparence qui relevait presque du surnaturel. Pourtant, il semblait peu fréquenté : il n’y avait à ses rives ni table de pique-nique, ni boutique touristique aux vices économiques méprisables, ni rien de tout cela. Il était parfaitement vierge.

La jeune fille ne put se retenir bien longtemps : elle retira ses basket à la hâte et, l’esprit tranquille, rejoignit ledit lac. Elle plongea précautionneusement un premier pied dans l’eau, s’attendant à un froid cassant. Mais non. L’eau était en réalité à peine fraîche. Or, c’était précisément cette fraîcheur que cherchait Emily. Durant un court instant, elle hésita. Et puis, enivrée du vent tiède ébouriffant ses cheveux et du doux parfum de la forêt mêlé à celui du lac, elle retira son short et son tee-shirt, et sans complexe, entreprit de nager librement en sous-vêtement, à une heure où elle était sensée être dans sa chambre, à dormir paisiblement. Mais, après tout, qui aurait pu la voir ?

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Ven 17 Juin 2011 - 20:26

"Cui-cui"

Ils volaient, autour d'elle et haut dans les cieux de la midi ; ou bien ils sautillaient dans les branchages de l'arbre sous laquelle elle -vous l'aurez compris, il est question de Kirie- était assise. Les yeux rivés sur les oiseaux, masquant de sa main le Soleil qui lui agressait les yeux, elle était occupée non plus à lire ses partitions mais à les regarder béatement, les lèvres à peine entr'ouvertes ; et elle songeait. Ils étaient fort...

"Beaux."

Il y en avait bien plus sur les branches que dans le ciel : la saison des amours passée, il fallait couver ou soigner sa progéniture encore incapable de voler. Et cela était splendide tant à observer qu'à écouter. Fermant les yeux de temps à autre, Kirie oyait ce qui, tout en chœur de pépiements et de sifflements, devenait un véritable orchestre. Lorsqu'elle rouvrait les yeux, la symphonie se muait en ballet fait de sautillements et de pirouettes en vol. La jeune albinos eût pu, si l'on avait été au printemps, se croire dans une interprétation spontanée et naturelle du Printemps de feu ce cher Vivaldi -alors elle lui préférait une interprétation spontanée et naturelle de la Symphonie Pastorale de feu ce cher Beethoven ; plus adéquate et adaptable à chaque saison de l'an.

Elle se sentait, en admirant cette gente gent aviaire -ha ha-, d'âme romantique. D'esprit aussi ; ce dernier se devait trouver -sans doute- dans le même état que celui d'un compositeur du dix-neuvième. Et puis, il n'y avait pas que les oiseaux ; la nature elle-même était splendide. Il faisait chaud, soit ; et le Soleil, plus présent que jamais, s'annonçait brûlant pour les mois qui viendraient. Mais grands dieux ! tout était si quiet, si paisible ; la flore semblait paresser dans l'écrasante torpeur caniculaire de ce beau jour. L'on était loin du perpétuel flot de bruits de klaxons, de pas, de voitures -et surtout de la puanteur suffocante- qui régnait à Kyôto. L'endroit était idéal pour l'inspiration.

"Finalement, ce pensionnat n'est pas si pourri que ça..."

Et la bonne humeur d'être dans son cœur.

***

"Poh..."

L'atmosphère avait bien changé. L'endroit était passé de beau à quelque peu inquiétant. Un silence à l'image du goût que Kirie dans la bouche -savoir de mort- régnait. Tout s'était tu, plus rien ne parlait, ne pépiait, ne chantait. Même le vent ne bruissait pas -pas plus qu'en journée cela dit. Et il faisait noir. Peu vive d'esprit sur l'instant, la jeune fille mit quelque temps à se rendre compte que si justement il faisait noir, ce n'était que parce qu'il était nuit.

"J'ai dormi..."

Comme une souche, effectivement. De la midi à -très exactement, à sa montre- deux heures et dix-huit minutes. Cependant la journée avait été si bonne et son sommeil si réparateur pour l'âme, qu'elle ne s'inquiétait guère pour l'internat. Elle se ferait dessus une fois qu'elle devrait expliquer pourquoi elle n'était pas rentrée -et pourquoi elle avait raté une après-midi de cours-, mais pas avant : en l'instant présent elle songeait plutôt, puisque le sommeil ne viendrait plus de la nuit entière, à prolonger la "journée" en s'allant promener. Elle se leva fraîche et dispose, épousseta sa vêture, remit sa veste et rajusta ses lunettes sur son nez, prit la mallette contenant son précieux instrument -que personne n'avait par grand bonheur pensé à lui prendre durant son sommeil ; pas plus que personne n'avait pensé à la réveiller d'ailleurs-, mit son sac sur ses épaules, et enfin partit en direction de la forêt.

Elle marcha longtemps, sans penser à rien, vers une destination qu'elle ignorait. Elle se contentait d'avancer en observant la nature endormie ; et elle n'avait crainte, fascinée par un autre type de spectacle. Comme l'on regarde un enfant assoupi, s'émerveillant sur sa face paisible et quiète, Kirie regardait la torpeur générale -qu'elle ne voyait pas, mais devinait. Et plus elle observait, plus il se trouvait qu'en place d'un sommeil profond et général, une vie nocturne trouvait sa place. Çà et là, des billes rondes et brillantes clignotaient dans les arbres ; là-bas, autour de ce buisson, s'agitaient de petits feux follets verts. Ailleurs, l'on pouvait ouïr un grattement, ou bien un bruissement furtif dans les hautes-herbes. Mais ces bruits étaient étouffés ; ces images furtives. Il ne fallait pas réveiller son voisin diurne -qui pourtant faisait tant de bruit au jour.

Enfin elle finit par arriver quelque part. Un endroit qui relevait presque du rêve tant il était idyllique : un lac, immense, dont l'eau était tant transparente que l'on pouvait voir les poissons nager. Ses entours étaient vierges, alors que l'endroit pouvait faire un lieu de villégiature rêvé pour les touristes. Aucune ordure par terre, pas de tables ou de bancs ; juste le lac et sa végétation. L'endroit rêvé pour...

"Jouer de la musique !"

Elle monta son instrument, mit son anche à tremper, s'assit sur un petit promontoire de terre en sortant ses partitions. Le deuxième mouvement d'un concerto de Vivaldi résonnait un peu plus tard, lent, langoureux, quelque peu triste. Un moment privilégié, qu'elle ne réservait qu'à elle -dans une moindre mesure, à sa mère ; qui n'était pas là pour l'entendre. Kyrie -eleisson (rires)- mettait chaque fibre de son être au service de sa musique ; et si d'aventure elle faisait quelque accrochage sur une note, elle passait outre et continuait le morceau.
Tout soudain, elle eut un moment de présence ; alors elle vit, devant elle, une forme qui nageait dans l'eau. Une silhouette qu'elle n'avait vue auparavant et qui, si elle n'était arrivée pendant qu'elle jouait, y devait être déjà avant la venue de l'albinos. Lors elle s'arrêta net, sans savoir quoi faire, très gênée de ce qu'elle avait été ouïe et sans doute écoutée. Elle finit par poser son hautbois et se diriger vers le lac.

"Euh..."

Elle essaya de se manifester à la silhouette qu'elle discernait très mal -comme elle le pouvait, car sa timidité naturelle reprenait le dessus-, en bégayant. Enfin elle parvint à articuler :

"Salut."

Et son cerveau de faire "Cui-cui".


Dernière édition par Mitsurugi Kirie le Dim 6 Mai 2012 - 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Ven 17 Juin 2011 - 23:21

Hum, j'me suis vachement éloignée là.

A combien de mètre de la berge pouvait-elle bien se tenir ? Vingt ? Trente ? Cinquante ? La notion de longueur n'était pas chose facile chez Emily. Alors, tant qu'elle apercevait les rives, cela était suffisant pour la conforter dans l'idée qu'elle n'était pas trop loin de celles-ci. Mais là, il faisait nuit, la visibilité était réduite à cause de l'obscurité ambiante, malgré la lune ronde qui illuminait ses compagnes astres. La jeune femme ne parvenait plus à discerner grand chose. Par où aller ? Faire demi-tour, me direz-vous. Mais, quand on nage sans faire une ligne droite bien définie, comment savoir ...?

C'est alors que la jeune anglaise crut entendre une lointaine mélodie. Elle pensa d'abord que ce n'était là que le fruit délirant de son imagination piquée par la fraicheur de l'eau. Mais... La musique continuait. Puis, elle songea à ces fichus piafs. Une fois de plus. Non, impossible... Le chant d'un oiseau n'est pas aussi mélodieux. Impossible. Alors qu'était-ce ? D'où cela pouvait-il bien provenir ...?

Se guidant au son de cet air, la demoiselle regagnait lentement sans le savoir les rives du lac. Mais même une fois parvenue à quelques mètres de là, elle ne reconnaissait toujours pas ni l'instrument, ni la musique. Elle n'avait pas été élevée dans ce genre d'ambiance. Elle ne connaissait que le bruit sourd : les éclats de rire, les radios gueulantes, les hurlements stridents des trains, les conversations qui s’empilaient dans des cafés.... Les bruits de la ville. Petite enfant de la ville. Vierge de la douceur qu'elle découvrait dans le morceau inconnu.

Douceur bien attristée. La lenteur de l'air la berçait, la plongeant dans une certaine mélancolie. Mais le petite Emily était bien incapable de poser des mots sur tout ça. Elle. Qui écrit. Rien ne lui venait. Juste cette mélancolie qui montait en elle, véritable vague emportant des bouts de souvenirs et les faisant remonter à la surface. Souvenirs oubliés de son conscient. Cette mélodie... Véritable madeleine de Proust.

La jeune femme releva la tête vers le ciel, serrant les dents. C'était absurde... Comment une simple mélodie pouvait lui donner envie de pleurer ? Sur le moment, elle se détestait. Elle haïssait plus que tout cette envie irréfrénable de laisser sur ses joues des larmes couler. Cligner des yeux, encore. Et encore. Jusqu'à ce que l'amertume disparaisse, encore. Et encore. Jusqu'à se noyer dans ses pleurs. Encore. Et encore.

    - Euh... Salut.


La voix soudaine la fit hoqueter de surprise. La musique avait cessé. La jeune fille ne l'avait pas remarqué plus tôt. Elle se tourna alors vers cette petite voix et aperçut sur la rive une demoiselle aux apparences lunaires.

Etait-ce elle l'origine de cette mélodie ? Etait-ce une hallucination ? Elle paraissait pourtant bien réelle. Plantée au milieu de ce décor. Avec une petite silhouette sombre ré-haussée par une chevelure d'un blanc pur. Et là, au milieu du noir presque complet, deux iris rouges semblaient observer Emily. Cette dernière y trouva une telle puissance qu'elle se demanda si c'était bien cette jeune fille qui avait parlé d'une voix si timide.

En cette nuit de pleine lune, aux rives d'un lac où se reflétait nettement ladite lune, cette étrange demoiselle paraissait plus vraie que nature. Elle semblait dans son élément. Comme si ce décor avait été inventé pour elle. Comme si ce fut un tableau où le personnage centrale ne serait autre que celle-ci.

D'un revers de manche, la londonienne tarit ses yeux. Elle espérait que la demoiselle n'eut rien vu de ce triste spectacle. Puis, elle s'éclaircit la voix et lança :

    - Bonsoir.


Sa voix se voulait chaleureuse, avenante, bien que sa précédente mélancolie l'ayant retournée sans remords ne lui en laissait plus tellement la possibilité. Elle aura voulu donner bonne impression, paraitre sympathique, sociale même. Mais... La tâche est moins aisée quand vous êtes en un lac, qu'il fait nuit et que ignorez encore si la jeune fille en face de vous n'est pas l'une de vos trop nombreuses apparitions nocturnes.

    - C'est toi qui jouais ?, demanda Emily, essayant de maitriser entièrement sa voix qui risquait à tout instant de la lâcher tout bonnement.


La demoiselle atteignait enfin à nouveau le sol de ses pieds, elle se stoppa donc, laissant son corps plongé en intégralité dans l'eau. Elle craignait les regards. Alors, le regard d'une inconnue... Emily se demandait maintenant comment elle allait bien pouvoir rentrer, puisqu'elle n'avait pas pensé à prendre une serviette ou quoi que ce soit pour se sécher, ou plutôt se cacher. Celle-ci fixait donc désormais ses vêtement à terre d'un air désolant. Et c'est évidemment à cet instant qu'un oiseau lança, moqueur :

"Cui-cui"

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Sam 18 Juin 2011 - 12:28

Les oiseaux rentraient dans ce que l’on peut dire l’espèce animale que Ruby chérissait le plus. Après tout, quoi de plus adorable qu’un oisillon tombé de son nid de beau matin qu’on va replacer avec plaisir dans son lieu de vie en haut des arbres. Cependant, leur piaillement agressif avait amplifié cette beauté jusqu’à vous empêcher de dormir. Tout cela pour donner le cadre idéal à une cueillette de fleurs sauvages poussant exclusivement aux pieds des arbres verdoyants poussant en plein milieu de la forêt, tout près de ce magnifique lac abandonné sous les rayons de lune opales.

Ruby avait aperçu ces fleurs blanches tôt dans la matinée et s’était depuis mise en tête d’aller les observer de plus près voire de les replanter en pots afin de pouvoir les admirer au gré de ses envies. Le splendide paysage s’offrant à cette excise nuit solitaire s’offrait à la première personne venue. Il n’était pas loin d’une heure du matin, ce qui laissait tout le temps à la végétation de s’endormir pour recommencer à vivre le matin venu. La jeune fille fit le tour de l’immense point d’eau espérant retrouver ce qu’elle cherchait. Ses yeux s’étant habitués à l’obscurité, elle se sentait maintenant tel un chat vagabondant entre les troncs et les branches. Se penchant, elle remarqua que l’herbe se pliant sous ses pieds chaussés était humidifiée par la rosée du soir.

Ruby ôta ses chaussures et les posa dans un coin. Les fines gouttelettes défilant entre ses doigts de pieds la chatouillaient. Une seule peur la tiraillait pour le moment: être interrompue. Lorsqu’elle trouva son bonheur, elle rechigna à arracher ces fleurs à leur environnement naturel. La jeune fille se contenta donc de passer sa main dans les pétales blancs et humides. Un peu plus d’une heure passa de cette façon. Ruby avait éteint son portable profitant du moment présent pour évacuer la torpeur de ses idées. L’eau s’agitait derrière elle. Se retournant avec empressement, elle put voir une silhouette sortant légèrement de la surface de l’eau. Cette ombre voguait sur le lac dans un calme sans précèdent de telle façon à être comparée à un canard.

L’appeler aurait pu être amusant, cependant dans l’incertitude, la jeune fille se contenta de regarder calmement les reflets de la lune sur l’eau. A présent, un morceau joué par un instrument de la catégorie des vents mettait un son au décor. Ruby se laissa quelque peu bercer par cette mélodie jusqu’à tenter d’en deviner la provenance et l’instrument utilisé. Elle sut ainsi reconnaître un hautbois tenu par une personne à la chevelure blanche de l’autre côté de la rive. Les rayons lunaires l’éclaircissent, elle put au même moment se rendre compte que ce n’était pas un canard qui était présent depuis tout à l’heure mais bien une fille. Surprise mais heureuse de ne pas s’être faite remarquer, elle recula, s’éloignent peu à peu du bord jusqu’à percuter une chose qu’elle prit pour un arbre.

Restant sur son idée, elle pivota et vit une cabane de jardinage plus ou moins bien entretenue selon les avis. Elle sauta sur l’occasion pour l’explorer. En vue de la taille, la visite aurait été vite réalisée surtout lorsque le cadenas rouillé à force de pluie et de rosée casse au premier tour de main. Ainsi, la jeune fille ouvrit la porte, quasiment au même moment la musique s’arrêta. N’y prêtant pas plus attention, elle prit son portable pour éclairer les lieux et faillit hurler devant ce qu’elle vit. Depuis longtemps, Ruby se considérait comme étrangement petite et pour cette raison, elle avait eu pendant toute son enfance peur d’une chose qu’elle voyait rarement et qui la dépassait largement.

L’objet en question, un épouvantail. Même si cela semblait ridicule, le sourire clair qu’elle avait l’impression que ce « monstre » lui offrait la fît reculer à toute vitesse. Ainsi, glissant sur les fleurs qu’elle avait tant admirées durant l’heure qui avait précédé, elle glissa, tombant la tête la première dans le lac. Dans un bruit infernal, Ruby sortit la tête de l’eau et cracha ce qu’elle avait malencontreusement failli boire.

-Pour quelle raison faut-il toujours que ça m’arrive… Quelle peur futile.

Pataugeant , elle s'accrocha au rivage.

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Sam 16 Juil 2011 - 17:19

"Cui-cui"

Un habitant diurne, qui jusqu'alors dormait sur sa branche, avait ouvert un œil ensommeillé. Du haut de son perchoir, il pouvait voir le gigantesque miroir d'eau qui s'étendait en contrebas ; et deux silhouettes sombres dont l'une ressemblait, de là-haut, à un kappa. Mais comme il était nuit, l'oiseau pépia vaguement et se rendormit et laissa place aux nocturnes pour veiller sur elles : il fallait être frais et dispos au matin pour pouvoir chanter comme il convenait. Laissant par là le kappa et Kirie à leur début de conversation.

Cette dernière était mortifiée. Transie d'effroi à l'idée que quelqu'un d'autre que son professeur ou sa propre mère l'eût pue entendre. Son effroyable timidité naturelle la rendait ingambe, lui donnait quelque vertige ; et c'est avec peine qu'elle n'alla pas choir sur le sol parsemé de la rosée nocturne.

"Non."

La réponse avait fusé de ses lèvres avant qu'elle s'en rendît compte. Un mensonge aussi spontané, venant de sa propre personne, la surprit -et l'effraya davantage encore. Sa coutume de dire "À question conne, réponse conne" venait de la rattraper -mais pas la situation ; au contraire au vu de la tête de celle à qui elle parlait il sembla qu'elle s'envenimât. Malgré sa peur tellement augmentée qu'elle en devenait presque palpable, elle reprit contenance et parvint à bégayer, pour sauver les apparences :

"Ouais... non. Si. Enfin si. Non mais si... si. C'était moi. Oui c'était moi mais non ce n'était pas pas moi... euh..."

Ou les anéantir complètement. La jeune albinos se rendait compte avec force dépit qu'elle était en train de détruire petit à petit l'image qu'elle donnait à son interlocutrice. Et sa contenance. Elle faisait de gros efforts pour ne se point enfuir à grandes foulées, ou pour ne point fondre en larmes -cela se voyait, car elle tremblait comme une feuille sur l'onde. Respirant profondément, elle intenta de se calmer peu à peu.

"Du calme, se dit-elle. Du calme ; après tout, c'est pas bien grave. Elle t'a entendue. Ta peur, c'est celle du jugement ? Demande-lui comment elle a trouvé ton morceau, alors. Ça peut pas être si affreux..."

Mais cela même elle ne le pouvait. Elle réprouvait l'idée même de toute sa force tandis qu'une autre lui vint : et si elle mettait l'autre aussi mal à son aise qu'elle ? Reprendrait-elle consistance ? Serait-elle rassurée par le fait qu'elles fussent deux à se trouver dans quelque inconfortable situation ?

"Mais... tu es une fille du Pensionnat toi aussi ? Parce que bon... si c'est le cas, il faudrait que tu m'expliques ce que tu fais à poil dans ce lac..."

Elle venait de terminer ces mots lorsqu'un bruit de chute dans l'eau, suivi d'un autre façon "je-me-relève-d'un-gadinas-dans-l'ondée-nocturne", se fit entendre. Kirie sur ce sursauta et se tourna vers l'endroit d'où cela était venu. La fille -c'en était une- qui se relevait en pestant la rassura un peu ; car "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Là-haut sur sa branche, le volatile rouvrit un œil agacé, regarda encore les trois -trois ? n'étaient-ils pas deux ?- personnes sans comprendre, et pépia avant de se rendormir.

"Cui-cui"
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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Sam 20 Aoû 2011 - 21:22

[HRP: Je... Je... M'excuse du retard ? Mea culpa... Ainsi que pour le peu de lignes que je vous offre malgré la longue attente...]


Il fallut un moment à Emily pour tout assimiler jusqu'à son cerveau. La chose faite, lui vient alors deux questions : l'inconnue qui lui avait paru si timide aux premiers abords avait-elle réellement dit ça, et, mon dieu mais qu'est ce que c'était que ce raffut de l'autre coté ?! Il lui fallait donc désormais traiter deux sujets de façon rapide et efficace dans son esprit fatigué. Quoi de plus simple ?

Donc d'une part, il se trouvait un problème qui lui semblait à l'heure actuelle aussi improbable que difficile à résoudre : elle était en sous-vêtements dans un lac et n'avait ni serviette, ni vêtement de rechange. De plus, une jeune fille l'avait maintenant rejoint. La jeune anglaise eut beau se creuser la tête jusqu'à l'estomac, elle ne trouva que deux solutions : soit elle surmontait sa peur et sortait de l'eau pour sécher puis se rhabiller, soit elle décidait de mourir sur place. Ou alors... Elle pourrait également fuir vers l'autre rive et ne jamais revenir ! Ce problème est une impasse totale. Puis, comme si cela ne suffisait pas, il avait fallu que l'étrangère y aille de son commentaire...

D'ailleurs, une fois la question formulée, elle trouvait la situation vraiment absurde. Ce qu'elle faisait dans ce lac...? Pas la moindre idée. La demoiselle fouilla un peu ses méninges, dérangeant quelques neurones au passage. Elle se rappela de la chaleur pesante de la journée, puis de son incapacité à trouver le sommeil. Ca devait être ça. Tout du moins, cela lui paraissait logique.

    - Je supporte mal la chaleur...


Sa voix se perdit un peu plus loin. L'excuse était faible compte tenu de sa situation. Si la direction l'apprenait, il était fort probable qu'elle se verrait hâtivement et sans remord viré. Certaines personnes ont un don pour attirer les ennuis... Emily n'en faisait habituellement pas partie. Elle savait par expérience que se tirer de situations loufoques n'était pas si compliqué que cela n'en laissait paraître. Le tout est d'avoir l'illumination...

    - Mais, je te retourne la question. Que fais-tu ici à une heure pareille ?


Et puis, cette jeune femme n'était pas bien effrayante, avouons-le. Déjà, elle devait être bien plus jeune que la petite londonienne. Ensuite, sa voix ne paraissait pas assez assuré pour qu'on lui prête le rôle de chieuse-de-première-qui-balance-tout-au-dirlo. Alors certes, ces informations étaient bien maigres lorsqu'il s'en va de son avenir scolaire, voir avenir tout court, mais Emily allait devoir sans contenter pour le moment.

De toutes façons, elle n'avait eu guère plus de temps pour analyser tout ça qu'un bruit survint à ses oreilles. Quelque chose était tombé dans l'eau non loin. La demoiselle n'eut pas non plus le temps de se poser la question qu'il s'agisse ou non d'un animal dangereux que des sons de toux et de crachats accompagnées par quelques reprise de souffle saccadées lui indiquèrent clairement qu'il y avait là-bas quelqu'un d'assez humain pour produire de tels bruits.

Et la petite punk avait désormais d'autre part quelqu'un qui se trouvait vers sa gauche à une distance impossible à calculer par une nuit si noire. La question était de savoir qui c'était... Un autre pensionnaire ? Un simple citadin ? Un touriste ? Un professeur ? ...Non quand même. C'est du moins ce qu'espérait de toutes ses forces la jeune Emily.

Cette dernière jeta un regard inquiet vers l'autre pensionnaire. Elle ne semblait pas en savoir plus qu'elle sur la question. Et c'est évidemment à ce moment précis, croyant délivrer la réponse à tous leurs problèmes, qu'un volatile lança un sonore :

"Cui-cui"

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mer 7 Sep 2011 - 20:24

Dans sa chance naturelle, il n’était pas peu fréquent que la jeune fille se retrouve dans une situations gênante. Heureusement pour elle, quand cela arrivait, elle était seule. Sur le moment même, elle avait comme l’impression que ces fleures blanches qu’elle avait côtoyées entre ses orteils se moquaient d’elle. Elle ne fût cependant pas un seul moment tentée de les arracher de ce sol à présent rassasié car immergé sous des éclaboussures d’une eau pâle. Ceci permettant ainsi peut-être à d’autres fleures de se creuser une place dans cette terre argileuse typique des grand espaces pourtant souvent maintenus secrets. N’osant saisir un seul brun d’herbe, Ruby due compter sur sa force physique moindre pour se tirer, elle et sa robe pesant à présent une tonne, ayant absorbée une partie de l’étant. Elle se déplaça alors un peu plus, longeant doucement la rive. L’action devenant inévitable, des rochers dissimulés sous les profondeurs n’égalant pas la moitié de sa taille, entaillèrent la robe déjà bien abîmée par les flots.

Un fois assise sur la rive, elle contempla les dégâts. Elle ne saignait pas certes, cependant elle n’avait rien d’une couturière expérimentée. Cet habit finirait donc dans une benne avec tous les autres rejoignant la très explicite chaîne du recyclage. L’idée d’imaginer ce bout de tissus en bouteille de lait semblait aussi stupide qu’invraisemblable. Elle fouilla suite à ça le paysage à la recherche de ce qui pourrait lui permettre de traverser la forêt envahie de faune, de flore, d’hérisson et surtout de rejets internes d’oiseaux sauvages vagabondant même de nuit. La jeune fille tenta de se rappeler la couleur de ses ballerines. Elle se souvint le matin où elle les avait enfilées. Elle revoyait les petites chaussures blanches parfaitement dissimulées sous la longue robe. Devant elle suite à cela, qu’avait elle ? Une cabane ? Un lac ? Des arbres ? Ainsi qu’un lot impressionnant de fleures d’un blanc pâle…

C’est à se moment là, qu’elle se demanda : pourquoi penser à emporter une lampe semblait si difficile. Après tout, pour de nombreuses personnes, il semblait évident que prendre un simple moyen lumineux paraissait normal dans les bois, en pleine nuit. Bien sûr, la population allant se promener dans des endroits qui semblaient ensuite aussi lugubres faisait partie intégrante soit des cinglés, soit des somnambules. Ne pouvant donc voir à la lueur de la lune comme une bonne scout, elle piocha sont portable avant d’être mise face à face à une révélation. Les téléphones ne sont pas waterproof. On pouvait faire ce qu’on voulait avec, l’envoyer par la fenêtre, s’en servir pour tirer à pile ou face, pour appeler quelqu’un. Cependant par on ne sait quel malheur, il ne survivait jamais à une bonne vieille chute dans les toilettes. Quel était la chose à faire ? Le faire désespérément sécher grâce aux rayons étonnement puissants de la lune, sinon, rien..

Ne sachant donc finalement où aller, Ruby rampa le long agrippant de ses ongles limés l’herbe qui lui passait sous la main. Elle poursuivit sa progression ainsi dans la position la plus ridicule du monde suivant les becquetages d’un oiseau tout en avançant à l’aveuglette jusqu’à ce qu’elle agrippe autre chose qu’une pousse d’herbe. La jeune fille releva la tête s’attendant à tomber de nouveau face à un éventail. Elle n’imaginait alors même pas à quel monstre elle pouvait bien ressembler après que outres la verdure se soit éprise de ses vêtements pour en gâcher la constitution, ses cheveux retombaient, assombris par l’humidité dont elle sortait tout juste. Sa main avait été noircie par la terre qu’elle avait saisie tout au long de sa progression. Pensant à l’horreur qui l’attendait, elle imaginait le pire.

Faites que ce soit un cauchemar…

Saisissant finalement son courage à deux mains, elle se décida à agir.
Lorsqu’elle ouvrit avec hésitation les yeux et qu’elle remarqua un être tout à fait humain, elle se sentit rassurée jusqu’à ce que l’embarra remonte le long de son ventre ne lui permettant pas de dire un seul mot. Que son guide eut vite fait de remplacer.

« Cui-cui »

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Dim 11 Sep 2011 - 15:48

À mesure que l'inconnue se sentait gênée par les remarques de Kirie, celle-ci se rassurait. Il n'y avait vraiment rien de tel pour l'esprit que de mettre les autres dans l'embarras ; elle venait d'éprouver cela. Voir son "adversaire" -entre de gros guillemets- passer par les étapes du néant du chef, du désarroi et de la recherche frénétique de quelque chose de plausible, c'était un tonifiant plus fort qu'un verre de saké. L'albinos, qui prenait la chose comme une vraie bataille, réfléchissait à son tour -quoique de façon fort plus posée- aux paroles qu'elle pourrait choisir pour la suite. Une stratégie, en quelque sorte ; pour ne pas se laisser une nouvelle fois se rendre ridicule devant une inconnue.

"Je supporte mal la chaleur..."

Trop tôt. Pas assez de temps pour...

"Mais, je te retourne la question. Que fais-tu ici à une heure pareille ?"

Kirie se rendit compte qu'elle avait bien cherché ce soufflet. Quelle méchante idée que de vouloir mettre les autres en peine pour se ressaisir... même si elle avait marché. Juste retour des choses.
La réplique l'avait faite redescendre sur terre. Changement de plan ! Plus question de bataille. Plus question de ces petites méchanceries. Plus question d'"adversaire", fût-ce même avec de gros guillemets. Quoi ! rester sans amis dans le pensionnat juste parce qu'elle venait d'arriver et qu'elle était timide ? Allons donc ! Elle lui allait répondre avec honnêteté, calme et paix. Et même faire quelque chose qu'elle ne se serait jamais permise ordinairement à cause de sa peur de l'autre, mais qu'elle se forçait de toute sa volonté à faire pour la surmonter.

"C'est vraiment tout bête... je venais de finir de manger, et j'étais allée glander à écouter les oiseaux ; et puis je me suis endormie. Je me suis réveillée à la nuit."

Elle s'accroupit devant Emily en retirant sa veste -et ses genoux de craquer- sa cravate et ses gants qu'elle fourra dans sa poche. L'eau était si belle...

"Alors, comme j'avais plus sommeil, je me suis dit que j'allais me promener. Je suis tombé sur c't'endroit splendide et je me suis mise à jouer. C'est tout."

Au tour des chaussures à présent. Les chaussettes et les lunettes rejoignirent l'autre poche. Et la température était si propice...
Il ne lui restait plus que sa chemise et ses froques ; mais elle s'était arrêtée de les enlever. Il eût bien mieux convenu de demander en premier la permission, avant de se joindre au bain nocturne.

"Je sais que je ne te connais pas, que je ne t'ai jamais vue, tout ça, que je ne connais pas ton nom... mais ça te dérange si je me baigne ? Je crève de..."

Elle s'arrêta net. Une vision d'horreur avait fait se tétaniser les muscles de sa mâchoire -ses muscles tout court, par ailleurs ; ses doigts s'étaient même mis à craquer un à un tellement ils s'étaient crispés. Une peur effroyable se glissa dans son être ; ses yeux transpirèrent la terreur la plus noire. Devant elle, et à la gauche de l'inconnue, une masse informe, sombre et dégoulinante, avait rampé jusques à elles -quand, elle ne le savait pas, et c'était le cadet de ses soucis-, qui se dressa incontinent de toute sa hauteur. Une bête affreuse de silence... Kirie ne put même prendre ses jambes à son cou.
Alors qu'elle s'allait pâmer, quelque chose sur l'avant du monstre se leva, et pépia. Pépia ? Comment donc pépia ? Cela n'était pas normal. Ni convenable pour une créature cauchemardesque. Alors quoi ? cela n'était-il après tout pas un monstre ? Peut-être pas... sous une cascade qui paraissait être quelque tas d'algues gluantes -mais qui s'avéra en fait être des cheveux mouillés-, elle put discerner la lueur d'un œil, et d'un autre. Sans qu'elle s'en rendît compte le...

"... salut..."

... partit de sa gorge nouée par la peur qu'elle venait d'avoir l'instant d'avant, et qui n'était toujours pas partie.
Sur la tête du "truc", l'oiseau reprit de plus belle.

"Cui-cui."
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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Dim 11 Sep 2011 - 19:48

Au fur et à mesure de la conversation -Si l'on pouvait appelé cela ainsi, la demoiselle semblait prendre de l'assurance. Emily ne comprenait pas vraiment d'où elle puisait cette nouvelle aisance. Il lui semblait inconcevable qu'elle aille la chercher dans son interlocutrice, en l’occurrence elle-même, puisqu'elle était encore plus mal à l'aise que celle-ci. A moins que justement elle ne la prenne dans sa propre désorientation. Ce serait malsain, pensait-elle. L’Étrangère ne trouvant pas que cela semblait coller au personnage qu'elle avait en face d'elle, elle n'y attacha pas plus d'importance. L'important était qu'elle se détende un peu. Pourquoi ? Parce que celui permettra elle-même de se calmer.

Cependant, elle ne s'attendait pas à ce qu'elle se dévêtisse aussi librement. Elle avait imaginé une jeune fille très pudique, mais peut-être cachait-elle seulement bien son jeu... Qui sait ? Sa voix avait également prit de l'assurance, elle en dégageait même un certain charme. Elle parlait de façon bien plus posé. Une mélodie s'enrôlait. Comme si, maintenant qu'elle avait repris consistance, elle pouvait en toute légèreté accorder sa voix à une ligne mélodique.

Et, alors qu'elle se déshabilla en toute impunité devant elle, elle lui expliqua à son tour comment elle en était arrivée ici. Enchaînant, elle s'apprêtait à lui demander la permission de la rejoindre, quand...

La symphonie se brisa. Silence imprévu. Ce n'était pas marqué sur la partition... L'inconnue s'était stoppé net et regardait fixement à ses pieds. Après un long blanc aussi vide qu'angoissant, la demoiselle réussit, apparemment à grande peine, à remettre ses lèvres en marche. Emily n'eut par contre pas l'attention nécessaire pour comprendre ce qu'elle venait de dire. Lui parlait-elle ? Elle n'en était pas sûre. Déjà qu'elle était bien loin pour l'entendre distinctement durant leur court dialogue, ces paroles là n'avaient été qu'un murmure rauque. Il était impossible que celles-ci fussent à son attention. La punk peinait donc à discerner la forme sombre qui semblait la tétaniser encore sur place. Que se passait-il donc ?

La nuit étant bien trop sombre pour apercevoir quoi que ce fut et la terreur de l'inconnue lui ayant mis une peur panique au ventre, Emi ne pouvait même pas lui poser la question fatidique. Elle avait la gorge littéralement nouée de terreur. Il ne lui restait plus qu'une chose à faire pour répondre à la question qui la tenaillait depuis une poignée de secondes.

La jeune femme sortit précipitamment de l'eau. Maintenant plus ou moins un équilibre délicat, elle courut jusqu'à son interlocutrice de tout à l'heure et se posta, le souffle court, à quelques mètres d'elle. Un corps gisait semi-vivant à ses pieds. Elle eut d'abord un sursaut suivi d'un mouvement de recul.

    - Que...


Mais aucune question ne se formula dans son esprit. Rien ne lui venait. Elle entreprit donc d'observer plus attentivement ce curieux personnage à terre. La tête de ce dernier se releva péniblement et l'Etrangère pu apercevoir deux yeux brillants s'extirper d'une tignasse informe et détrempé. Ne serait-ce donc pas la personne tombée à l'eau un instant plus tôt ...?

Pris de court par les événements qui s'étaient enchaîné rapidement et sans que l'on en demande davantage, Emily éclata d'un grand rire. Ce n'était pas son habitude de rire bruyamment, mais la situation avait quelque chose de tellement absurde qu'elle ne pu s'en empêcher bien longtemps. Puis, comme s'il semblait d’accord avec elle, l'un ajouta :

"Cui-cui !"

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Jeu 15 Sep 2011 - 20:21

La sensation de honte était palpable. Dans ses allures de monstre du marée, Ruby rebaissait la tête, essayant de trouver une solution pour se tirer de ce mauvais pas. Son calme naturel la quittait peu à peu alors qu’elle commençait à se replier sur des solutions les plus absurdes les unes que les autres. La fille dont elle avait accroché la jambe la regardait à présent comme prise de panique. La personne avec qui elle avait semblée jusque là conversée fît de même, se précipitant pour voir l’état de sa camarade. Cependant, sa réaction ne fût pas la même. Effectivement celle-ci riait. Riait aux éclats. Mais savoir seulement de quoi ne semblait pas relever du défi pour Ruby qui n’avait pas souvent été épargnée de moqueries aussi cruelles fussent-elles été. Son ventre se nouait. Sa respiration, quand à elle se durcissait. Dès à présent elle ne savait pas même si cet événement reviendrait à provoquer son renvoi de l’établissement, allant de paire avec la déception de son père.

La jeune fille eut vite fait de ce ressaisir quand elle se rappela l’enjeux de tout cela. Que ce soit étude ou avenir, c’était surtout sa liberté vis à vis de sa famille qui était mise en jeux sur ce terrain broussailleux. La manipulation semblait risquée, cependant à présent elle n’avait plus rien à perdre mis à part être plus ridicule qu’à l’instant. Pleine de confiance, elle se releva péniblement lâchant la jambe de l’inconnue puis tendant les siennes, elle s’immobilisait sur ses pieds déchaussées. Il y eut un court instant de silence avant que la fille ne débute sa mise en scène. Pour cela, de grands projecteurs n’étaient pas de mise. Les rencontrer dans le quotidien du pensionnat ne semblait donc pas si grave en vue de la faible visibilité qu’offrait ses lieux.

Reculant afin d’être certaine qu’on ne distinguerait pas son visage, elle donna des tapes sur sa robe de ses mains encore sales. Toussotant légèrement elle désigna le paysage tout en gardant ses cheveux humides pour couvrir sa figure puis se décida à répondre à la salutation qu’elle avait à peine entendue.

-Bonsoir, c’est une soirée originale n’es-ce pas ? Enchantée je suis la docteur Rinn Mayowa, spécialiste dans…Le comportement des oiseaux. Je comprend bien que vous soyez surprise d’apercevoir une personne comme moi dans les environs, mais disons que l’attitude qu’ils expriment par ce soir de belle lune est fascinant.

La voie qu’elle avait prise était grave. A un point qu’on pouvait se demander si il s’agissait là d’un femme ou d’un clown qui aurait avalé une quantité phénoménale d’hélium à s’en briser les cordes vocales depuis la racine. Bien qu’elle n’ait pas souvent eut l’occasion de s’exercer à ce genre de mensonges grotesques, c’était la seule réponse que ces quelques secondes de réflexions lui permirent de trouver. Elle n’avait pas la carrure s’être spécialiste. Premièrement, par sa petite taille qui la rajeunissait déjà par rapport à son âge réel, mais ensuite car elle n’avait absolument pas la tenue que ce genre de personnes devraient porter dans le cadre de leur recherches à savoir : la blouse blanche ainsi que les chaussures qui allaient avec. Regardant à deux fois ses habits, elle trouvait rapidement une raison aussi idiote que la précédente espérant malgré tout ça, une foie aveugle en ce qu’elle pourrait dire.

-He bien, Vous n’avez donc jamais vu une pro se mêler à la nature pour mieux l’étudier ?

La nuit était encore loin d’être achevée, et pourtant la situation ne semblait pas s’améliorer. L’odeur qui émanait des quelques nénuphars qui s’étaient collés à la robe, remontait ainsi jusqu’aux narines de Ruby. Un oiseaux dénonçait le mensonge, non redevable à la prétendue spécialiste.

« Cui-cui »

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Ven 11 Nov 2011 - 2:48

"Cui-cui"

Quelle frayeur. Elle avait altéré l'esprit de Kirie au point qu'elle ne parvînt pas à s'en remettre immédiatement. Il y eut un long temps durant lequel elle resta solidement ancrée, l'empêchant d'avoir tout autre raisonnement que ce "Cui-cui". Mais petit à petit elle reprenait effectivement son sang-froid. Si les battements de son cœur ne lui obéissaient pas plus que son corps, au moins son esprit choqué parvenait à s'agripper à un soupçon de lucidité.
Pour se calmer, elle résolut de se figurer en train d'interpréter quelque morceau. Pourquoi non point les Folies d'Espagne de Monsieur de Lully ? Ainsi fût-il. Fermant les yeux, sa chambre, bastion bien retranché de sa quiétude, lui apparut ; elle portait l'anche à ses lèvres, soufflait, modulait, pianotait sur les clefs. Si de temps à autres il lui arrivait -quoiqu'elle fût en imagination et qu'elle y jouât un morceau fort simple au reste- de se tromper elle ne s'effarouchait point, recommençait à l'endroit le plus judicieux, comme en exercice. Le plaisir qu'elle en tirait la fit oublier sa peur. Plus rien n'existait hormis ce concert spirituel ; on eût même pu dire qu'il était devenu sa réalité, qui transcendait le choc émotionnel subi précédemment.
Un éclat de rire subit et bruyant la tira de son rêve éveillé et elle rouvrit les yeux.

"Bonne méthode, songea-t-elle, vraiment. Je devrais faire ça pendant les cours ou les jours de deuil..."

Elle tapota un peu ses joues pour se réveiller comme il le fallait et reporta à nouveau son attention sur le monstre qui n'en était pas un. À présent qu'elle possédait ses pleins moyens, il s'avérait évident pour elle que cette chose était un individu de la même taille qu'elle et de la gent féminine. Cela la fit se sentir toute entière idiote. Toutes les excuses qu'elle eût pu trouver ne la lavaient pas de son accès de bêtise, qui lui donnait quelque honte d'elle-même. Enfin.
Et qui était-elle donc ? Arriver ainsi, en surprenant une conversation -SA conversation- en cours, en faisant une frayeur pareille au monde ; non, cela n'était en rien convenable. Il fallait le lui demander.

"Enchantée je suis la docteur Rinn Mayowa, spécialiste dans…Le comportement des oiseaux."

À moins qu'elle ne devançât les jeunes filles dans cette tâche.
L'oiseau sur sa tête pépia encore, d'un ton étrange pour celui qui pouvait comprendre le langage d'un oiseau ; comme pour tâcher de dire quelque chose aux deux premières occupantes des lieux. Mais à la fin, il se tut. Résignation ? Désintéressement ? Rien de tout ceci peut-être ? Toujours fut-il qu'il se tut, et qu'il resta sur la tête de la masse informe qui se disait humaine, la mine basse et les plumes ébouriffées. Ce à quoi Kirie ne prêta aucune attention.


Ornithologue. Certes. Fût. Effectivement. D'accord. Nous y étions.

"Gné ?

-He bien, Vous n’avez donc jamais vu une pro se mêler à la nature pour mieux l’étudier ?"

Kirie ne comprenait pas -d'où le très éloquent "gné ?", par ailleurs. Que ferait un ornithologue ici et à cette heure-ci ? Certes l'excuse, quoique grosse, eût pu être fort probable s'il ne s'était agi que de cela : le comportement des oiseaux nocturnes pourrait intéresser une scientifique ; et la nature à l'entour du lac était propice à une observation, sans doute.
Mais que diantre faisait-elle... en robe ? Quid de la blouse traditionnelle ? Quid de la tenue de camouflage pour remplacer celle-ci lorsqu'il fallait se fondre dans le paysage ? Quid des bottes en caoutchouc pour patauger dans l'eau et la boue du rivage ? Et, en vérité, cette voix donnait l'air d'être celle de Jeanne Moreau... cela n'allait point.
Mais Kirie était une fille indécise, toujours obligée de faire confirmer le moindre soupçon par quelque preuve afin de les pouvoir énoncer. Au reste, sa politesse ne lui permettait pas de coller le nez d'une personne dans son propre mensonge, sans au préalable l'avoir prouvé -ou avoir tiré un aveu.
Elle se tourna donc vers son seul secours : la première étrangère. Par son regard dubitatif elle essayait de lui signifier son avis : cette prétendue experte les prenait, toutes deux, pour les dernières des imbéciles.

"Qu'est-ce que tu en penses, toi ?"

L'attitude de Kirie se règlerait sur sa réponse, selon si elle était tombée ou non dans le piège. Ainsi, nul risque qu'elle fît quelque erreur par elle-même, puisqu'elle ne ferait que suivre celle d'une autre !
L'oiseau se ranima. Il sautilla à ce moment précis, battit des ailes mais ne s'envola point, et pépia en ut suraiguë et fortissimo. C'était sa chance de dévoiler la supercherie -ou point du tout ; car il ne seyait pas d'oublier qu'il était improbable qu'il fût animé d'humaines pensées...

"Cui-cui !"
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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mer 16 Nov 2011 - 20:33

What the fuck ? Non mais sérieusement... Enfin non, tout ceci n'avait rien de sérieux. Cela devait être un rêve. Oui, voilà ! Un rêve totalement délirant sous le coup de la fièvre ! Ou d'une bonne dose de LSD... C'est selon. Mais cela fait bien trop longtemps que cela ne m'est pas arrivé... A moins que ce ne soit des esprits hantant ces quelques lieux... Avec ce brouillard, ça n'aurait rien d'étonnant ! Non, ils sont bien trop effacés pour ne pas être réel. Ou alors, il s'agit de simples hallucinations. Enfin "simple", c'est vous qui le dîtes... Leurs déplacements étaient fluides, leurs paroles claires, leurs gestes vifs... Non. Ce n'était pas ça non plus. Alors... C'était réel ?!

Emily regarda alors la prétendue scientifique puis la demoiselle qu'elle connaissait depuis au moins... Dix minutes. Lui vient alors la question : Qu'est ce que je fous là moi ?! Elle se tourna vers le lac, l'oiseau, les arbres, espérant trouver chez eux une quelconque raison. Mais rien. Même l'oiseau s'était tu à cet instant précis. Quel traitre. Elle jeta un regard vers la jeune musicienne. Cette dernière la regarda également. La jeune anglaise soupira puis leva les yeux à nouveau sur la nouvelle venue.

Ainsi celle-ci avait décidé de se foutre leur gueule. Qu'à cela ne tienne. Le cynisme était chose naturelle chez la punk.

    - Oh enchanté ! Je te présente donc mon amie Étoile Filante, répliqua t-elle en désignant la femme à ses côtés. Mais tu l'as sûrement entendu, elle jouait de la Harpe des Mers tout à l'heure... Oui, c'était elle. Enfin je crois. A moins que ce ne soit notre ami commun le Litchi Volant. Elle montra à ces mots l'oiseau qui les suivait depuis le début de leurs aventures. Il est très bavard. Cela en devient exaspérant ! Et puis il nous raconte sa vie de Litchi sur la planète P2X447, comment les Litchis Volants sont mal accueillis ici et patati et patata. Toute la journée ça n'arrête pas ! Qu'est ce qu'il est égocentrique ! On dirait que l'humanité toute entière n'est qu'un miroir de son petit bec de baragouineur ! Mais en plus, tout ceci ne lui suffit pas ! NON ! Mônsieur veut retourner de là d'où il vient ! Mais retourne-y mon gars, tu ne manqueras à personne ! Lança t-elle au malheureux volatile qui l'observait sans vraiment comprendre cette soudaine virulence. Elle se tourna de nouveau vers ses interlocuteurs avant d'ajouter : Bien sûr vous ne dîtes rien à personne mais en vérité on m'a envoyé pour le tuer. Mais shhht. Ca reste entre nous. Pas un mot de tout ça à qui que ce soit. Parole de tueur. Après tout, si vous êtes toutes ici, c'est bien que vous êtes de la Mafia italienne, pas vrai ? Alors vous connaissez le Code.


La petite Emily leur jeta alors un regard entendu et hocha lentement de la tête. Oui oui, elle venait bien de balancer tout ce qui pouvait lui passer par la tête. Tout. Absolument tout. Enfin non, il lui restait deux-trois petites idées en réserves, restait à voir la réaction de l'autre pour les balancer. En attendant, c'était leur vieux compagnon qui réclamait des excuses. Et plus vite que ça.

"Cui cui !"

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Sam 19 Nov 2011 - 23:59

Ruby n'avait décidément rien compris à ce que venait de dire la jeune inconnue alors que son amie semblait n’avoir rien à ajouter, où plutôt n'avait rien envie de dire. D'après ce qu'elle avait entendu, cette jeune fille serais une membre de la mafia, et son amie une étoile. Des propos bien difficiles à croire lorsque trois personnes tout aussi louches les une que les autres se retrouvaient dans un lieu aussi louche à une heure aussi extravagante. L'oiseau qui logeait maintenant depuis trop longtemps sur la tête de la poupée humaine ce décida enfin à s'envoler, tout ça pour aller se poser sur une branche avec un de ses compagnons.

Ruby s’était quelque peu perdue. Il fallait vite qu'elle trouve une solution bien plus efficace que les piaillements pour combler le silence. Elle devait se servir de sa science. Bien qu'elle n'eut jamais été la spécialiste qu'elle voulut paraître être, il fallait admettre qu'elle fût assez calée sur le sujet. Cependant le réel problème pour elle était encore de se comporter en adulte. Un troisième oiseau se posait alors près des deux autres. Elle fût tentée de vérifier que ses talons la grandissaient assez mais s'en passa afin d'éviter de perdre en un instant le peu de crédibilité qu'elle avait. Aussi, comme une "adulte", elle commença à s'interroger sur la santé mentale de la punk qui avait l'air encore plus folle qu'elle. S'approchant silencieusement dans le noir, elle alla poser sa main sur le front de la concernée.

-Voilà qui est étrange, vous n'avez pas de fièvre, vous devriez suivre un thérapie. Ce serait préférable, mieux vaudrait-il que ça ne s’aggrave pas avec le temps, vous pourriez en tirer de graves séquelles plus tard. Et ce ne serais plus une personne me ressemblant qui viendraient à vous le dire mais de gentils monsieur vêtus de la blouse que je n'ais pas pris la peine de prendre. Et il viendraient pour vous emener dans un bien joli lieu avec des murs couverts de coussins.En tout cas jeune fille, visiter un endroit pareil à une heure aussi tardive est bien déraisonnable de votre part. Vous pourriez trouver des choses épouvantables dans ces bois. Et ceci vaut pour toutes deux.

Un quatrième oiseau se posais alors sur une branche supérieure du même arbre. Ruby commençait à se demander la raison pour laquelle eux non plus ne trouvaient pas le sommeil. Chose surprenante pour des vertébrés sans émotions. Dans tous les cas, elle avait l'impression de venir de se venger ayant finalement perçu comme une ironie derrière les dernières paroles de la punk dont elle ne connaissait pas le nom et qu'elle n'avait pas envie de savoir. Ceci reviendrais après tout à prendre le risque qu'une d'elles voir les deux soient dans le même pensionnat qu'elle. Les arbres frissonnaient derrière elle.

Ruby se retourna pour voir le même arbre cette fois couvert par peut être une cinquantaine d'oiseaux, tous de la même espèce avec parmi eux, celui qui avait "squatté" sa tête pendant un bon moment. Chacun piaillaient produisant un son presque intenable même pour l'amoureuse de la nature qu'elle était.

"Cui-cui!"

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mar 29 Nov 2011 - 20:16

"Cui-cui"

Maudits artistes du jour ! Satanés siffleurs ! Voilà qu'à présent ils chantaient un Dies Irae plus endiablé encore que celui de Mozart. Un tel concert de piaillements qu'il semblait être un long cri continu. De vilains frottements de notes, un enchaînement de secondes qui couvrait toutes les gammes à la fois. L'on était plus proche d'un Messian que du Vivaldi de cette après-midi. Cela sonnait désagréablement à une oreille musicale un tantinet sensible à l'harmonie -précisément car cela ne l'était pas. Un parfait accord tacite entre oiseaux pour faire disparaître les accords parfaits. Mais au moins cela se prêtait à la situation...

Kirie fit le point en quelques instants dans sa tête -fort courts au reste- sur ce qui venait de se passer, car cela avait été si succinct que son esprit point n'avait eu -ou n'avait point eu- le temps de tout entendre comme il convenait. Premier point : elle s'était tournée vers la personne numéro une, afin que la confirmation de son avis lui fût donné. Second point : celle-ci était devenue quelque peu hystérique, et avait étalé ses divagations d'un seul trait -mafia, tueuse à gage employée pour occire un représentant de la gent volatile, litchis. Autrement dit elle se moquait ouvertement de son interlocutrice pour lui faire comprendre à quel point elle n'était pas crédible, en lui relatant des fariboles encore plus idiotes que ces histoires d'ornithologue. Troisième point : l'autre avait surenchéri dans son mensonge, et au lieu d'admettre quoi que ce soit elle faisait preuve d'une diabolique persévérance.

"Je voulais juste jouer tranquillement et me baigner..."

Ce fut sa pensée ; et elle lâcha un soupir. Tant de complications pour si peu de choses... les gens n'étaient pas simples. L'exemple était flagrant et l'attristait fort au reste. Il convenait de briser la situation et de se montrer plus ouverte dans ses avis -un frisson lui parcourut l'échine à cette idée. Trancher elle-même ? C'était une folie ; une chose inouïe. Eh ! quoi ; l'erreur la guettait sans doute. Et si la prétendue scientifique sortait quelque pièce d'identité prouvant ses dires ? Et si elle s'offusquait ? Et si...

"STOP, Kirie. Cette femme n'est pas une ornithologue et n'a rien pour prouver l'inverse. Si tu l'offusques, bien fait. L'avait qu'à pas nous prendre pour des truffes. Du nerfs ma grande."

Ne plus répondre en Normand, certes. Mais au fond c'était une chose facile à faire. Elle regarda Émily pour implorer son aide.
Et soudain elle vit. Que vit-elle ; somme toute c'était assez simple. Assez effrayant de simplicité même. C'était la colère à l'état pur ; une tempe que l'on voyait presque battre, une pupille rétrécie au possible, des dents serrées à grincer et un teint qui rougissait à mesure que les secondes passaient. C'était seulement quelques secondes qui s'étaient écoulées, somme toute -force choses peuvent passer dans la tête de quelqu'un en quelques secondes, Kirie nous en venait de faire preuve. Inutile donc de compter sur elle.

"Écoutez... commença-t-elle en hâte, car il y avait urgence et il n'était plus temps de réfléchir. Ça ne tient pas la route. Vous ne tenez pas la route."

Agir vite, c'était l'inéluctable synonyme pour Kirie d'agir avec maladresse. Elle l'allait montrer.

"Je... enfin ça n'a pas de sens. Enfin si, c'est possible en soi. Mais non. Disons que... euh... on est la nuit. À cette heure dans cette région j'ai pas... enfin je ne m'y connais pas du tout hein, donc j'espère ne pas me tromper, mais les oiseaux dorment, quoi. Et puis votre tenue de camouflage, bof. Vous portez une robe. Et votre voix ne trompe personne, vous savez mal imiter Jeanne Moreau. Alors... enfin c'est pas... enfin si, c'est. Vous nous prenez pour des crétines."

Son cœur battait la chamade par manque d'habitude d'être résolue à donner un avis qu'elle n'appuyait que sur ses observations. Elle se calma donc, et poursuivit, moins pressée par l'urgence -donc plus efficacement.

"Vous calmerez tout le monde si vous dites la vérité. En vrai nous deux je pense qu'on n'a pas le droit d'être ici à cette heure-là, mais c'est tellement évident qu'on n'a même pas cherché à se justifier. Soyez raisonnable..."

Elle s'arrêta. C'en était un peu trop ; advînt que pourrait. Elle ne répondait plus de rien, ni d'Émily qu'elle avait tenté de calmer, ni de l'autre personne qu'elle voulut raisonner. Elle tourna la tête vers l'une, puis l'autre.
Sur les arbres les oiseaux s'étaient tus. Plus un cri, plus un chant. La partition était finie ; ou bien ils en étaient à une série de soupirs -voire de pauses- qui les faisaient se taire. Plus un seul
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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mar 29 Nov 2011 - 21:30

Cui-cui

C'était bien ce que résonnait dans la tête de la petite Emily. Et rien d'autre. Que ce vacarme assourdissant sans queue ni bec. Montant, montante. Crecendo ! Au bord du précipice. Violence et déraison, et résonnent leurs premiers accords. Désaccords. Discorde. Plus rien n'avait de sens dans son esprit...

Alors comme ça elle me traite, elle-même, de menteuse ...? Haha. Mais qui ment dans l'affaire ? N'est-ce pas cette gamine en robe de princesse qui se croit tout permis ...? Pour qui se prend t-elle au juste ? Une "spécialiste" en piafs qui ne connait même pas le mot Ornithologie ? Et qui se promène du haut de son mètre quarante en se disant adulte avec sa petite voix fluette ridicule ?

Mais en réalité, il y avait bien pire pour la demoiselle. Pire que de se moquer ouvertement d'elle et de la dénoncer comme menteuse. Pire que tout à vrai dire... Elle s'était approché, et sans plus la connaitre... Elle l'avait touché. Elle avait posé sa main glaciale et encore dégoulinante d'eau sur elle. Bien sûr, ce n'était pas tant l'humidité ou la fraicheur qui l’obsédait, après tout elle sortait elle-même du même lac... Mais elle l'avait touché. Elle l'avait touché. Et cette phrase se répétait dans sa tête, en boucle.

La boucle était bouclée. La Rage s'était emparée de son corps, de son esprit ; elle avait littéralement engloutie son âme. Emily était paralysée, muette, sourde. Aveuglée totalement par la rage. Elle aurait voulu la rejeter, l'empêcher de commettre l'irréparable mais elle n'avait pu, ne se doutant de rien. Elle aurait voulu à l'heure qu'il est lui balancer tout ce qu'elle pensait mais elle ne pouvait pas davantage. C'est à peine si elle avait entendu ses quelques paroles à son intention. Elle la fixait. Obstinément. Refusant d'en démordre. C'est alors qu'il se produit la chose qu'elle attendait le moins...

La jeune femme à coté d'elle tentait de démêler la situation. Aussi incroyable que ça lui aurait parut deux minutes plus tôt, elle se débrouillait pas trop mal dans le rôle d'intermédiaire. Si on oubliait ses hésitations, ses contradictions avec elle-même et sa voix peu assurée. Mais toute la volonté du monde n'aurait pas suffit à apaiser notre Emily. Et tourner les talons était désormais absolument proscrit. L'affront était bien trop important.

La jeune anglaise tourna donc les talons... Récupéra son short qu'elle enfila à la hâte, puis ce fut au tour de son T-shirt. Bien qu'elle fut encore trempée... Ne retrouvant pas des yeux sa paire de basket, elle passa outre et revint vers les deux jeunes filles. C'est alors qu'elle eut ce vieux cauchemar qui lui revint...

Elle-même. Devant sa mère. ... Cette dernière riait. Elle riait aux éclats. "Tout cela ne change rien ! J'avais tort de m'inquiéter ! C'est rien du tout ! Et moi qui pensais que ce truc bouleverserait ma vie..." Et son rire résonnait dans tête. Puissant. Violent. Destructeur...

La Rage reprit d'assaut son corps. Son cœur se fracassait contre sa poitrine. Sa respiration, tant saccadée qu'irrégulière lui était maintenant difficile. Des décharges parcourait son dos et ses mains tremblaient imperceptiblement. Les dents serrées. Ainsi on ne la prenait pas au sérieux...? Elle revit sa mère à la place de l'inconnue. Ainsi on se moquait d'elle...? Ses poings se serrèrent. La gamine aurait voulu lui sauter à la gorge et la dépecer. Sur le champ.

Les oiseaux s'étaient tu. Un silence menaçant régnait désormais... Un silence inquiétant. Qui ne laissait présageait rien de bon... A qui que ce soit. Un silence trop silencieux en soi. La punk était à court de mot, elle était tout simplement à court de tout. Complètement à bout. Au bout.

    - Vous feriez mieux d'avouer. Maintenant.


Sa voix était glaciale, dans la nuit tiède.

    - Ou tout ça va mal finir, reprit-elle, avec un regard assassin avant d’ajouter non sans un cynisme même pas voilé : Princesse.


Ton attitude est puérile.
Elle m'a provoqué.
Et tu ne sais que répondre par la violence !
Excuse, on m'a pas appris à faire autrement.

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mer 30 Nov 2011 - 18:23

"La partie", comme elle aurait pu facilement être nommée, était loin d'être gagnée pour Ruby. Après tout, de son pessimisme redouté et de sa forte répulsion des autres, elle avait tiré une chose pour elle maintenant assez commune. Cette chose, était sa capacité à retourner tout le petit monde présent contre elle. Le publique volatile de la jeune fille quand à lui, lâchait le soutient qu'il aurait pu avoir. Alors que les piaillement se calmaient, celle qui semblait la plus timide des deux se décida à parler.

Elle n'était pas dupe, et le faisait comprendre dans un pacifisme pouvant être exagéré. Un vocabulaire plein de contradiction pour une voie pleine d'hésitation. Malgré tout, à la fin, le message à faire passer était clair et se répétait avec une argumentation développé qui avait là tout son sens. Ruby toussa, voulant savoir si sa voie avait une tonalité aussi désagréable. Ce détail était réglé. Elle ne trompait donc personne. Cependant, lorsqu'une des deux inconnues eut finit de se rhabiller, elle n'eut pas du tout la même réaction que sa possible amie.

Elle était rouge. pas à cause de la chaleur, ou encore d'une gène qui la tiraillaient. C'était la colère qui rongeait sa gorge à l'en faire presque aboyer. Sa réaction, bien loin de la passivité de l'accusation précédente, était parsemée de violence, saupoudré d'envie de meurtre et arrosée par une très forte motivation. Tout ces indices se dénichaient dans son regard ainsi que dans les mots qu'elle crachait presque à la figure de celle qu'elle appelait "princesse". Ruby ne comprenait pas cette réaction excessive ou encore cet élan de haine envers elle.

Il y avait toujours ce genre de choses qui se produisaient. Des personnes qui s'entretuaient et se détestaient sans même se connaître. Spectacle bien affligeant pour un monde perpétuellement en deuil. Mais les humains étaient ainsi. Ils voulaient toujours se battre d'avantage, attisant encore et toujours cette chère amie "haine" trônant près des cadavres égorgés sur le bord de la route auprès duquel, seulune partie minime de la famille viendrait pleurer.

La poupée vivante aurait voulu remercier cette inconnue qui cherchait en fait à l'insulter plutôt que de lui refaire prendre conscience des réalité. Elle reflétait tout ce que Ruby détestait. Les menaces semblaient être les seuls armes de ce genre d'adversaire. La jeune fille se renfermait à nouveau petit à petit dans son attitude impulsive et extrêmement proche de celle d'un misanthrope.

La violoniste pista les regard qui la fixaient. Son teint changeait à la même allure que le vent qui soufflait, inlassablement. Les bruissements des arbres sur la côte ainsi que les feuilles venant se poser une à unes sur l'eau. Leur fragilité et leur aptitude à se fondre pour couler ne ressemblait en rien au tempérament de Ruby. Il n'était plus question pour elle de mentir à quelque sujet que ce soit.

Sous le feu des projecteur, ce serais sa confrontation qui aurait lieu et non celle d'un personnage imaginaire complétement abrutissant. La jeune fille toussa à nouveau pour libérer sa voie de l'emprise malsaine qu'avait eut la précédente. Cette fois, elle le fît avec l'attitude de la lady que ses parents auraient voulus qu'elle soit. Elle s'avança doucement avant de s'arrêter pour qu'on puisse même dans l'obscurité, épingler le moindre de ses traits.

-Si je puis me permettre ici, la "princesse" n'est pas en bon terme avec ce surnom. Je ne suis effectivement pas ornithologue. Cependant, il est vrai que le comportement nocturne de ces oiseaux n'est pas cohérent en rapport avec la normale.

Lorsque Ruby vit le poing serré de l'inconnue, elle fût vite de nouveau agacée par cette façon de s'énerver. Son regard métallisant et sans une once de compassion alla s'implanter encore plus profondément dans les yeux glacial de la pseudo membre de la mafia. Elle sourit d'un de ces sourire ironique que l'on retrouve quand quelqu'un vous semble désagréable.

-Vous comptez vous ronger la peau avec les ongles en faisant de cette façon ? C'est un jugement bien soudain alors que nous venons même de nous rencontrer.

La poupée vivante ne trouvait rien à dire de plus. Elle venait alors de voir que son adversaire était grande. Un coups dans le dos qui aurait bien pu la faire tomber à terre.

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Dernière édition par Kyuji Ruby le Lun 27 Fév 2012 - 21:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mar 27 Déc 2011 - 22:34

Au cours de sa brève expérience de la vie, Kirie avait pu notifier, non sans une certaine perplexité, que de toutes les solutions les plus à mêmes de résoudre une situation incongrue la majorité des gens – soit par goût pour la difficulté, soit par simple sottise– choisissait la pire. Généralement celle qui ne menait à rien. En soi cela eût pu être drôle ; si n'était le fait que la jeune fille se trouvait prise au piège entre deux exemples typiques de la fameuse sottise dont nous venons de faire état.

L'une avait menti... mais non pas assez bien. Elle avait fort évidemment laissé ce sentiment désagréable inhérent à tout mensonge trop évident ; celui qu'elle prenait ses interlocutrices pour des idiotes. Et la fierté bafouée de l'une desdites interlocutrices n'avait pas cherché plus loin que sa propre colère pour raisonner ; elle avait d'abord intenté de prendre l'autre pour une idiote à son tour, avant de la menacer en voyant qu'elle continuait son manège.

« Ça va s'arrêter ici. Elles ne sont pas assez bêtes pour chercher du pétrole alors qu'elles ont touché le fond. C'est pas pensable. »

C'était sans compter sur le mépris. Ce cher ami -au demeurant fort délétère- était venu s'inviter chez la fausse ornithologue afin de l'aider à lutter contre l'humiliation de la menace. Elle prit la première personne que Kirie avait rencontré de haut, et l'albinos s'étonna de la voir changer aussi radicalement de rôle –elle en leva un sourcil. Combien de rôles savait-elle ainsi jouer ? Était-elle actrice ? Simplement douée ? Ou -pis encore– s'agissait-il d'une mythomane ou d'une schizophrène ? Elle frémit et chassa cette éventualité : la maladie mentale lui faisait affreusement peur, à cause du souvenir fort désagréable d'un fou qui était venu s'inviter, une nuit, dans sa chambre à Kyôto ; même si celui-ci ne s'était contenté que de se cacher sous le lit pour « fuir les agents Nord-Coréens mangeurs de radis » qui le « poursuivaient ».

Passons. Nous en étions donc à cet instant présent où la menteuse et la violente –deux surnoms que Kirie avait trouvé fort à propos– se toisaient. Respectivement d'un air altier et d'un autre plein de hargne. Il viendrait bientôt le temps où Emily allait sauter sur l'inconnue... il régnait une tension palpable.

« Vous comptez vous ronger la peau avec les ongles en faisant de cette façon ? C'est un jugement bien soudain alors que nous venons même de nous rencontrer. »

« Et elle se montre provocante, pensa l'albinos en secouant tristement la tête. C'est pas comme ça qu'on va être rendus ma vieille. »

Mais elle était décidée à ne pas agir comme il le fut précédemment montré. À laisser les deux se débrouiller. Elle se tenait toujours debout, tournant son regard tantôt vers l'une, tantôt vers l'autre. Ce tableau dura un petit temps sans que personne ne bougeât plus avant pour le briser. Même les oiseaux se comportaient fort à propos en n'osant pas piailler –à son grand dam ; ils auraient au moins apporté un fond musical pour changer l'idée désespérée de Kirie que tout irait de mal en pis.

Au bout de la première minute de silence elle n'y tint plus ; en un soupir bruyant et profond elle ôta ce qui restait de ses frusques pour ne garder que ses sous-vêtements, et s'en alla baigner de son côté. Et de grommeler à mi-voix :

« Allez vous pendre. Je vais me baigner. »

Les oiseaux avaient regagné leur nid. L'un d'eux pourtant, plus aventurier que les autres –et que son prédécesseur, celui-là même qui se tenait sur la tête d'Emily auparavant–, sautilla de branche en branches et voleta jusqu'aux pieds des deux chiennes de faïence. Et il se mit entre les deux, campés sur ses pattes ; avant d'énoncer, fier et autoritaire, comme s'il voulait faire cesser ces puérilités, un décidé :

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Dim 29 Jan 2012 - 21:45

Cui-cui

Il y avait mieux comme épitaphe... Oh mais voilà, elle avouait enfin son mensonge. Et reprenait quand même sur le comportement des oiseaux. Sur le coup, Emily aurait bien aimé lui rétorquer qu'on avait juste rien à foutre de ces piafs... Mais elle se retint. Allez savoir pourquoi... Ce qu'elle remarqua néanmoins c'est qu'elle n'avait pas prononcé la moindre excuse.

Ben voyons, ça lui arracherait la gueule à cette bourge...
Déjà, d'où tu te permets de la juger ? Et ensuite, de quoi s'excuserait-elle ?
De m'avoir menti ! Et puis... De m'avoir touché !!
Elle y peut rien si t'es parano...
Ah oui ? Et pour son mensonge ? Faute à qui ? A moi peut-être ?
Allons, un mensonge comme ça c'est de la légitime défense, ce n'est pas contre toi...


Là, elle n'avait pas tort. La jeune femme se calma un peu. Et malgré sa dernière réplique, elle parvint à garder sa haine. Qui de surcroit ne lui était pas réellement destiné... Mais à qui la retourner ? Question sans réponse. Véritable dilemme. Elle ravala sa rancœur. Mais ce fut la voix de la jeune musicienne qui la sortit définitivement de sa torpeur.

Pour le coup, elle resta stupéfaite. Elle n'avait pas imaginé ce genre de réaction de sa part... En même temps, elle avait bien raison. Emily observa ses poignets. Encore des marques d'ongles... Soupir. Elle releva la tête vers son interlocutrice.

    - Je ne supporte pas qu'on me touche. Vous ne pouviez le savoir, j'en suis consciente. Maintenant, faîtes ce qu'il vous plaira. Si je suis venue ici, c'est pour me baigner pas me prendre la tête, au contraire...


La demoiselle retira à ces mots son tee-shirt et rejoignit la première demoiselle. Malgré elle, elle ne pu s'empêcher de lâcher une expression dont elle usait souvent dans ce genre de situations sans vraiment savoir si quelqu'un l'entendait :

    - Take it easy !

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Lun 27 Fév 2012 - 2:23

Il est difficile de savoir ce qui peut trotter dans la tête de ceux qu'on ne connait pas. Ruby le savait très bien et c'était souvent ce fait qui menait à de faux jugements bien souvent primitifs. La jeune fille ne cherchait que peu souvent à comprendre ceux qui ne cherchaient pas même à la connaître. Cependant, elle avait ici fait un geste déplacé sans savoir ce qu'il pouvait engendrer.

Ceci avait pour conséquence d’éveiller en elle un défaut qui ne s'associait qu'à l'étranger: la curiosité. Elle observa les alentours, maintenant habituée à l'obscurité et outre que ce splendides paysages qui s'offrait à elles, on pouvait distinguer un étui. La jeune fille s'accroupit pour l'observer sans pour autant y toucher étant donné qu'il ne s'agissait pas de sa propriété.

C'était un instrument de musique. Ceux qui aimaient la douce et belle musique ainsi que les merveilles que la nature pouvait offrir au sommet de sa splendeur ne pouvaient d'après Ruby pas êtres mauvais. Elle se tourna dans la direction des deux nageuses. Peut-être ne deviendraient-elles pas de grandes amies à cause de cet "incident".

Il s'agirait à présent de savoir qui parviendra à connaître l'autre en premier lieu. Car on ne connait pas une personne sans être apte à comprendre le moindre sentiment qui put se lire sur son visage. La jeune fille n'eut pas l'intention d'aller les rejoindre pour autant. Sa difficulté à approcher les autres n'était pas factice.

Pouvoir rencontrer et apprécier des personnes revenait pour elle à se rendre vulnérable. L'humiliation de se faire manipuler étant bien réel dans les milieux aisés, Ruby en avait horreur. Se relevant, elle alla s'asseoir contre un arbre longeant le lac. Après tout, elle avait déjà pris son bain nocturne de son côté. Alors que ces deux nouvelles connaissances dont elle n'avait pas pris la peine de connaitre le nom se baignaient paisiblement, la jeune fille se mit à observer les étoiles.

La lune illuminant les innombrables fleures de sa lumière douce et protectrice. Ruby céda finalement à la tentation et en condamna une, l'arrachant à la terre qui l'avait faite pousser. Après tout, avant de rentrer au pensionnat, il lui fallait au moins attendre que ces vêtements aient séchés. Ruby sentit le parfum envoûtant.

Pour quelle raison s'était-elle finalement aventurée en ces lieux si ce n'était pour échapper à l'emprise de son père. Il n'y avait rien de plus affreux que de ne pas savoir sa raison de vivre. La jeune fille fût vite gagnée d'un air mélancolique. Faisant tourner la tige de la fleur entre deux doigts sous son nez, la poupée humaine murmura.

-Si la sécurité se trouve dans la solitude, le bonheur peut-il aussi s'y trouver ?

Phrase envoûtante trop rapidement recouverte par le nouveau piaillement d'un récent assaillant.

"Cui-cui"

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Jeu 10 Mai 2012 - 22:57

[Merci à Émily de m'avoir rappelé l'existence de ce RP (sans le vouloir). J'ai, comme d'habitude, la honte au front et plusieurs justifications, m'enfin bon... pour dédommager je vais tâcher de pondre un truc qui vous fasse honneur ! En conclusion : non pas le déplacer D8.]

L'eau était fraîche, mais ô combien délicieuse ! Elle en apaisait ses muscles tendus par l'énervement que lui avaient causé les deux jeunes filles ; elle la faisait se laisser envahir par la même quiétude que le moment où elle s'était mise à jouer. Enfin... pas tout à fait, non. Mais elle la rendait contente, et c'était l'essentiel. Nul tracas. Nulle sotte. Nulle crainte de l'autre, ni timidité. Elle se laissa aller sur le dos et submergea ses oreilles, de sorte qu'elle n'entendît plus que les sons que l'onde filtraient. Ainsi seule avec elle même, elle se sentait bien.
Et puis un bruit sourd s'était fait entendre. Elle rouvrit les yeux qu'elle avait clos afin de davantage se délecter de cette félicité aquatique pour voir avec effroi que la fille qu'elle avait rencontré était en train de la rejoindre. Horreur ! stupeur ! Que faisait-elle donc ! Venait-elle laver l'affront qu'elle avait fait en lâchant cet « Allez vous pendre » ? Kirie prit peur et...

« Take it easy ! »

... et rien du tout. Le peu de notions d'anglais qu'elle possédait lui fit entendre ce qu'elle venait d'ouïr ; c'était un message de paix. Et son début de fuite paniquée – en nageant comme un petit chien – de s'interrompre. Pardieu, mais que faisait-elle ? Pourquoi fuir alors qu'elle avait voulu entamer un début de conversation avec... hum... quel était son prénom ? Elle ne le savait même pas. Pourquoi être effrayé de quelqu'un dont elle ne connaissait pas même le prénom ? Mais après tout elle avait été molestée par des gens avec lesquels elle n'avait d'intelligence de nulle sorte... enfin ! n'avait-elle pas lié un début de contact avec elle ? Elle semblait au premier abord sympathique... certes ; au premier abord. Qui savait ce que le second abord réserverait ?
L'effroyable fourbi de son esprit était rythmé, comme souvent lorsqu'il advenait qu'une réflexion fût trop intense, par une musique appropriée à la circonstance. Le dernier mouvement du Concerto pour clavecin en elle ne savait plus quoi de Monsieur Bach, BWV... elle ne le savait plus non plus. Presto ! il défilait sur son trouble et sa confusion, vif, inquiétant ; ce illustrant parfaitement les questions et réponses que l'albinos s'en venait à poser. Oui ? Mais. Non ? Cependant. Toutefois. Au rythme des doubles croches du clavecin la navire tanguait sur les vagues, icelles – ou celles-ci, c'est selon le goût – suivant la tempétueuse mélodie des violons.

« J'ai oublié de te demander ton nom tout à l'heure ! »

C'était là chose impossible que d'être certain de ses intentions tant qu'elle ne les aurait pas éprouvées. Aussi venait-elle de prendre le pas sur sa lancinante peur d'autrui, faisant s'estomper aussi net qu'elle était venue la musique. La quiétude de l'esprit revint dans celui de Kirie. Un silence apaisant. La musique avait beau eu être belle, elle avait rendu plus nerveuse la pauvre jeune fille. Aussi qu'elle cessât fut fort bienvenu. Pour une fois.

« Oui parce que bon, ça doit faire... euh... j'en sais rien, mais ça fait un petit moment qu'on est là l'une avec l'autre sans savoir nos noms... enfin je force pas hein, juste que ce serait plus... sympa, de nous connaître mieux avant de nous connaître... »

« Ce que tu dis ne veut rien dire, pauvre cruche ! se fustigea-t-elle en pensée. Articule ! Fais des phrases cohérentes ! Ne te justifie pas ! Arrête d'hésiter ! Ne lui laisse pas le choix ! &c. &c. ! »

Kirie la Timide n'était pourtant pas facile à vaincre. Aussi elle s'apprêtait à lâcher une autre volée de phrases non point davantage compréhensible que la précédente et respirait un grand coup...

« NE TOUCHE P... »

Elle venait de voir la menteuse se pencher sur sa malette. Mais elle n'avait pas touché. Le cri était donc mort comme la musique de son esprit un instant plus tôt ; comme il était né. Au moins était-elle respectueuse des choses sacrées... la voilà à présent, qui s'isolait en parlant avec son propre. À cette vue, Kirie eut un pincement au cœur. Elle avait la fort désagréable sensation d'observer son reflet... la solitude, encore. Toujours là pour tenir compagnie au mal aimé. Le rejet... un air triste passa sur le visage blanc de musicienne.
Peut-être l'impromptue aimait-elle la musique ? Peut-être même était-elle musicienne ? Peut-être gâcherait-elle une potentielle camaraderie dans ce pensionnat où elle ne connaissait personne ? Elle respira profondément, prenant son courage à quatre mains – car deux eussent été au reste fort peu suffisantes – et tremblant comme une feuille, bien malgré elle. L'appréhension de l'autre restait tenace.

« Hé ! Machine ! Viens au bord de l'eau ! Je veux toi aussi connaître ton nom ! »

Ce fut un volatile qui répondit à sa place.

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mar 22 Mai 2012 - 17:25

[HRP : Euuuuh. En fait j'ai une idée pour la suite du Rp mais pour ça faudrait qu'on soit toutes les trois rassemblées et vue que là mon perso n'a rien à faire à part attendre que Ruby bouge ses fesses... Je vois pas l'utilité de répondre. Donc je vous propose d'inverser l'ordre entre Ruby et Emi. All right ?]

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Mer 10 Oct 2012 - 10:54


Bonjour/Bonsoir,
C'est pour savoir si ce rp est toujours d'actualité
Merci d'avance

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MessageSujet: Re: Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]   Dim 14 Oct 2012 - 2:49

Malheureusement, je crains que non, étant donné qu'Emily a quitté le forum.

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Cui-cui [Pv Mitsurugi Kirie, Kyuji Ruby]

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